• Chaque année, au mois d'août, il se produit un événement très populaire pour les passionnés d’astronomie : les nuits des Perséides ou « larmes de saint Laurent ». Il s’agit d’un essaim de météores (plus communément appelé « pluie d'étoiles filantes ») né des différents passages de la comète Swift-Tuttle.

    Chaque comète laisse derrière elle une traînée de poussières appelées météoroïdes
    dont la taille est comprise entre celle d'un grain de sable et celle d'un petit pois. Lorsque la Terre traverse ce « couloir » de météoroïdes, ceux-ci entrent en collision avec les différentes couches de notre atmosphère et donnent naissance à des étoiles filantes.

    Le courant de météoroïdes lié à la comète Swift-Tuttle rencontre notre atmosphère entre le 20 juillet et le 25 août, avec un maximum situé aux alentours du 12 août (à +/- 2 nuits). La nuit du 12 au 13 août sera la plus active pour 2016, mais les étoiles filantes étant imprévisibles il est recommandé de répartir ses observations sur une période de 24h à 48h avant et après cette date. De plus, certaines perturbations récentes de la trajectoire de la comète ont donné naissance à des essaims isolés qui peuvent nous surprendre et augmenter le taux horaire.

    La pluie des Perséides est l’essaim le plus populaire de l'année étant donné qu'il se produit lors de la période estivale (pour le nord). Contrairement à une rumeur persistante, le ciel d’été n’offre pas plus d’objets à observer, mais il est plus agréable à contempler du fait de la douceur de ses nuits.
    ---------------------------------------
    Je serais présent le 11 Août à partir de 22h sur le grand site de la Parata (sur la route des Iles sanguinaires) pour observer et photographier le phénomène.
    N’hésitez pas à me rejoindre pour profiter du lieu qui est encore un peu isolé des lumières d’Ajaccio et donc propice à l’observation de la voûte céleste.
    Je répondrais à vos questions avec plaisir !


    Chaise longue et vêtements chauds sont de rigueur (les nuits sont parfois fraiches et l’humidité a vite fait de décourager les plus téméraires).

     

    Bonnes observations à tous !

    Les Perséides (ou "Larmes de Saint Laurent")


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  • planetogonie

    Notre histoire commence dans un nuage de gaz interstellaire, une nébuleuse paisible voyageant dans l'un des bras de notre galaxie, parmi des milliers d'autres nébuleuses.

    Près d'elle, des étoiles massives, impatientes d'atteindre leur stade ultime, rendent leur dernier souffle dans un feu d'artifice prodigieux: une supernova.

    Notre nuage, composé à 98% d'Hydrogène (l'élément 1er de l'Univers) et d'Hélium, se retrouve alors enrichi de nouveaux éléments (Carbone, Oxygène, Fer...), crées puis disséminés dans l'Univers par la mort violente de ces étoiles massives.

    4,5 milliards d'années avant notre ère, lassée de sa valse autour du centre galactique, voilà que notre nébuleuse, bousculée par le choc d'une nouvelle supernova, se met à se contracter sous l'effet de sa propre masse, créant ainsi une sphère de matière voyant son cœur s'échauffer au fil du temps, pour donner naissance à une proto-étoile. Sous l'effet d'une rotation intense, la matière non utilisée pour nourrir ce futur Soleil, allait se voir compressée en un "disque protoplanétaire".

    Au sein de ce disque, on retrouve du gaz et des poussières résiduels, imitant leur maître et se regroupant par un phénomène d'accrétion. Ce lent phénomène a vu apparaître de minuscules gravillons s’agglutinant les uns aux autres, donnant naissance à des cailloux, puis à des rochers et enfin à ce que l'on appelle des "planétésimaux" (des prototypes de planètes).
    Le processus se poursuit créant les premiers astéroïdes. Certains d'entre eux, d'une taille plutôt modeste, ne dépasseront pas ce stade et erreront dans le futur système solaire cherchant désespérément une place attitrée. D'autres, plus ambitieux au contraire (dépassant plusieurs centaines de kilomètres de diamètre) vont passer par un stade de remodelage, initié par la gravité, et vont ainsi atteindre un équilibre hydrostatique, leur permettant de conserver une forme sphérique.
    Les premières planètes viennent de naître !

    S'ensuit une réorganisation, un ménage orchestré par le Soleil décidant de qui restera près de lui, et de qui sera assez mature pour vivre une vie plus solitaire, éloigné de sa chaleur.

    C'est ainsi qu'aujourd'hui nous retrouvons les petites planètes de roche (les telluriques) près de notre étoile, alors que les géantes gazeuses telle que Jupiter ou Saturne ont été poussées (peut-être avec consentement) vers des zones plus fraîches, là ou leur rôle de sentinelle leur permet de veiller sur notre si précieuse planète Terre.

    J'ajouterai pour finir que nous sommes tous nés dans la même nébuleuse, le berceau des étoiles…

    Alexis Giacomoni.


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  • Aujourd'hui, je vous propose une très belle infographie sur la tétrade d'éclipses lunaires de 2014/2015.

    Cette série de 4 éclipses a débuté avec celle du 15 avril 2014, se poursuivra avec les éclipses du 8 octobre 2014 et du 4 avril 2015 pour se terminer avec celle du 28 septembre 2015.
    Si l'éclipse du mois d'octobre ne sera pas visible sous nos latitudes, je vous invite tout de même à parcourir cette infographie très bien réalisée et instructive.

    Merci à Guy-André P
    ierre-Nicolas du site http://www.astroshop.eu pour cette très belle contribution ;-)

    JD300030
     
    Source: http://www.astroshop.de/fr/astro-blog/infographie-comprendre-les-eclipses-lunaires/c,9120

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  • Les années bissextiles.

    Tout le monde est accoutumé aux années bissextiles, introduisant le fameux 29 février, mais pourquoi cet ajout tous les 4 ans à notre calendrier. Un peu d’histoire…

    De nos jours, nous utilisons (presque partout sur la planète) le calendrier Grégorien, un calendrier solaire conçu à la fin du XVIe siècle pour corriger les dérives du calendrier Julien (instauré par Jules César), jusqu’alors en usage et remplaçant lui-même le calendrier romain, qui comportait déjà une importante dérive de 90 jours, due à un système d’intercalation peu suivi.

    Le calendrier Julien fut utilisé dans toute l’Europe, ainsi qu’en Afrique du Nord et ce, jusqu’en 1582 ou le pape Grégoire XIII instaura donc un calendrier qui porte son nom.
    Le calendrier Julien se décalant de 1 jour en 134 ans, un changement devenait nécessaire.
    Lorsqu’il fut décidé de le remplacer en 1582, il était déjà décalé de dix jours par rapport à l’année « tropique », ou l’intervalle de temps nécessaire pour que le Soleil reprenne sa place dans le cycle des saisons.
    A ce problème « astronomique », venait s’ajouter un problème religieux : le décalage de plus en plus important de la date de Pâques vers l'été, alors que cette fête symbolise le printemps, le renouveau du monde.

    La réforme grégorienne avait donc pour objectif de réaligner notre façon de gérer le temps par rapport au Soleil, définir un nouveau système d’alignement sur l’année « tropique » et permettre un calcul simple et régulier de la date de Pâques.

    Or, même si le calendrier Grégorien est bien plus proche de l’année « tropique » que les anciens systèmes, il existe encore de nos jours un léger décalage. En effet, le calendrier actuel possède 365 jours mais la Terre accomplit une révolution sidérale en 365 jours… et  6 heures (environ).

    Pour être plus précis, nous avons 0,2422 jour de retard par an.
    C’est pourquoi tous les 4 ans nous rajoutons un jour dans l’année, au mois de février.
    Soit une année bissextile de 366 jours (« bissextile » venant du latin « bisexstilis » et signifiant deux fois 6). Nous corrigeons ainsi ce décalage.

    Mais (car il y a toujours un mais) 0,2422 × 4 = 0,98688. Nous sommes cette fois-ci en avance !
    De très peu, certes, mais au fil du temps ce décalage se fera ressentir.

    Le calendrier grégorien a une valeur moyenne de 365,25 jours ce qui est trop élevé par rapport à l’année « tropique » égale à 365,2422. Pour 1000 années écoulées, nous constatons un décalage de 7,50 jours. Alors dernière petite astuce pour se rapprocher de l’année solaire, nous n’ajoutons pas de 29 février tous les quatre ans aux multiples de 100, qui ne peuvent l’être également de 400.

    Exemple : 1600 et 2000 sont bissextiles (elles sont divisibles par 100 et par 400), mais pas les années 1700, 1800, 1900 (qui ne sont divisibles que par 100).

    Ce qui change donc, ce n’est pas notre course autour du Soleil, mais uniquement notre façon de gérer le temps.

    Pour déterminer si une année est bissextile ou non, procédez comme suit:

    1. Si l'année est divisible par 4, passez à l'étape 2. Dans le cas contraire, passez à l'étape 5.
    2. Si l'année est divisible par 100, passez à l'étape 3. Dans le cas contraire, passez à l'étape 4.
    3. Si l'année est divisible par 400, passez à l'étape 4. Dans le cas contraire, passez à l'étape 5.
    4. L'année est une année bissextile (elle a 366 jours).
    5. L'année n'est pas une année bissextile (elle a 365 jours).

     

    annee-bissextile-calendrier

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  • Ce nouvel article étant plus long que les articles classiques, je vous le propose au format PDF.

    Cliquez ici pour télécharger le fichier: Le système solaire sous un nouveau jour

    Système solaire
     
    (!) Si vous avez des difficultés à lire le fichier, utilisez le logiciel "Adobe reader" présent à l'adresse suivante: http://get.adobe.com/fr/reader/

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